Vélo et anthropomorphisme

De retour de la Spezi 2018, la grande foire des vélos spéciaux, un point particulier saute aux yeux: les vélos grossissent.

Les gens grossissent depuis quelques décennies, un peu partout dans le monde. Les voitures également, avec une accélération depuis le début de la mode des SUV aussi appelés tanks urbains puisque la majorité ne verra jamais de boue.

Il était logique que cela arrive aussi à ce fidèle compagnon de l’Homme qu’est le vélo.

Des pneus énormes, des cadres surdimensionnés, des assistances au couple de camion pour impressionner et forcer la décision d’achat, des décorations de carnaval et toutes les ficelles du marketing pour que la grenouille se fasse plus grosse que le boeuf.

Les vélos légers et fins étaient soit absents des stands soit un peu mis à l’écart.

Pourtant, ceux qui ont eu l’idée de venir essayer les trikes sur le stand Catrike sont repartis enchantés. “Comme c’est léger” “incroyable la vivacité de ce vélo” et “c’est sacrément plus agréable qu’avec des gros pneus” sont des commentaires entendus durant ces deux jours.

Comme quoi, entre la mode et ce qui est vraiement adapté aux besoins, il y a encore une fois un gouffre.