Solaire mobile

Il y a des années que les vélos servent de base pour construire des véhicules électriques alimentés au solaire. Depuis le premier Tour de Sol, en fait, au milieu des années 80.

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Véhicule d’un pionnier du solaire, toujours actif dans le bâtiment d’ailleurs : Jenni Energietechnik.

Issu de cette page: http://jenni.ch/solarmobile.html

Oui, plus de 30 ans.

Pour ma part, c’est en 2006 que mon premier projet est né, sur la base d’un Catrike Speed de 2004 monté en BionX Lithium, un des tout premiers kits du genre.

La Fiat 126 bis convertie à la fée électricité à sa gauche a aussi son panneau, avec un peu plus de puissance mais une efficacité kilométrique moindre, consommation plus élevée oblige. C’est environ 10 km/jour de gain sur la voiture, 100 km/jour sur le vélo, en conditions optimales.

L’autonomie de base du BionX tournant dans les 50 km sur un vélo droit et 75 km en vélo couché, aérodynamique optimisée oblige, c’est donc 175 km d’autonomie qui s’offraient à moi. En roulant de manière douce, un trajet de 220 km à début juin a été fait sans recharger.

D’autres projets:

La Tortue Magique de 2009 a 3 roues motrices, et 250 W de panneau pour garder un gain solaire significatif malgré les 3 places et les dimensions généreuses. Plus de 50 km/jour de bonus.

Le trike 333 est un projet pour le CPNV, centre professionnel du nord vaudois à Sainte Croix. 3 roues, 2 places, 333 km d’autonomie désirée, 2 kWh d’énergie stockée et 250 W de solaire. Une merveille d’efficacité énergétique, en 2009-2010.

Une vélomobile faite en partenariat entre le client Pistes Recyclables, Marc Wust (créateur des bateaux MW line utilisés durant Expo.02) et BikeToTheFuture. Utilisée pour un tour d’Europe à la découverte des structures cyclables et des constructeurs de vélos spéciaux, en 7’500 km le solaire aura fourni 1/3 de l’énergie, les muscles 1/3 et le réseau électrique le dernier tiers. Cette part représente environ 0.1 L/100 en équivalent essence. Donc l’équivalent en énergie de 7 litres d’essence permet de faire un tour d’Europe, jusqu’au Danemark.

Un vélobus 15 places a aussi reçu une série de modules photovoltaïques, 4x 156 W, permettant une totale autonomie sur des parcours de type SlowUp par exemple.

Et un vélocargo a reçu un module 60 W permettant de couvrir 25 à 30 km/jour, ce qui peut soit couvrir les besoins, soit a minima augmenter foretement le temps entre deux recharges.

Les vélomobiles comme les deux modèles ci-dessus peuvent aussi recevoir des remorques solaires, afin de ne pas modifier le véhicule. Puissance à choix, jusqu’à 660 W de modules installés pour garantir une autonomie complète en voyage.

Cette remorque fournit l’énergie pour ses batteries internes et pour celles du véhicule tracteur, ainsi que l’alimentation pour le circuit électrique de bord. C’est aussi le remplacement de la tente; plus besoin de monter et démonter quoi que ce soit, et en cas de pluie on dort hors sol.

Suspension pour le respect du matériel, tant le solaire que le matériel de camping et de voyage d’ailleurs. Freins de parking pour la sécurité. Lit intérieur de 710 mm de large au niveau des roues, 820 mm ailleurs. Longueur 2200 mm, largement de quoi dormir en tout confort. Hauteur interne 880 mm pour se tenir assis.

Double alimentation USB haute puissance, lumière commandée, chauffage radiant. Et en bonus, onduleur 230 V 1000 W pour tous les besoins usuels. Bouilloire à thé, ordinateur portable, chargeurs en tout genre, outils électriques comme perceuse, meuleuse, scie circulaire, voir frigo, machine à café ou grille-pain. Si cela ne dépasse pas 1000 W à l’étiquette, la remorque peut l’alimenter.

En note annexe, le solaire peut aussi servir à autre chose que la propulsion. Un toit de camping car peut en recevoir un certain nombre, qui rendront le véhicule plus autonome pour la lumière, la musique, un frigo, l’alimentation de tout appareil ménager courant ainsi que le maintien de la batterie du véhicule.

Juste 200 W de modules est suffisant