S’il faut une voiture…

… Alors au moins, qu’elle soit adaptée aux besoins et à son environnement.

Emettre un flot continu de particules cancérigènes, d’oxydes d’Azote et de CO2 à chacun de ses déplacements ne devrait plus être désirable, comme nous le vend pourtant la pub.

Des alternatives existent, et pas forcément sous la forme d’un autre moyen de transport d’ailleurs. On peut commander au Shop plutôt que de prendre une voiture pour faire ses courses, on peut voyager en train, panacher ses moyens de transports avec du vélo ou de la vélomobile, et au final avoir une voiture différente.

Selon les tests de l’ATE, depuis plusieurs années, les voitures au gaz naturel gagnent leurs tests, et cette alternative permet d’avoir une totale continuité d’usage. Le choix éclairé du flemmard. 😉

Un cran plus loin, la voiture électrique change quelques habitudes, avec des limitations (autonomie en voyage, puissance du chauffage, vitesse de pointe, prix) et des avantages (silence, couple, accélération, recharge à domicile, chauffage programmable, absence de vibrations, volume à bord) qui peuvent souvent satisfaire au-delà des attentes, pour la vie de tous les jours.

Les modèles emblématiques du moment sont les Tesla Model S et X, véhicules américains faits pour les américains. Donc partiellement adéquats pour nos contrées. Un peu volumineux, lourds, larges, ces engins sont taillés pour des contrées où la place est moins comptée que chez nous. De bons véhicules dans leur créneau assurément, mais pas conçus à la base pour le marché Suisse ou Européen.

Une autre proposition se dessine: la Sonomotors Sion. https://sonomotors.com/

Pour un prix estimé autour de 20’000 €, très bas pour la technique proposée et la catégorie.

Conception Allemande, état d’esprit en phase avec la vie d’ici dès le départ. On parle d’une voiture de taille moyenne, environ 4.2 m, pesant autour de 1.5 tonnes donc une tonne de moins que la Tesla Model X, seul autre véhicule électrique pouvant remorquer.

La comparaison ne s’arrête pas là: le coffre est cubique et très volumineux pour la catégorie, avec plus de 650 litres, le freinage régénératif est généreux, la recharge rapide est implémentée, et l’autonomie est confortable avec 250 km réels plus bonus solaire. Avec une distance usuelle entre 40 et 60 km/jour pour le 95 % des véhicules, une large part des besoins est couverte, parfois avec une charge par semaine d’ailleurs.

Parlons-en de l’autonomie: avec toutes les faces équipées en panneaux solaires, l’autonomie peut prendre jusqu’à 30 km par jour de bonus, plus de 150 km par semaine donc, même avec de l’ombrage partiel sur la semaine. Cela doit permettre de couvrir une belle part des besoins avec 400 km d’autonomie par semaine pour un branchement hebdomadaire à la prise.

Sur l’année, on parle de 6’000 km de récupérés. L’hiver étant logiquement moins productif.

C’est une option intéressante pour les situations où la mobilité active ne parvient pas à fournir le service voulu.

Et comme les vélos à assistance électrique, le gros avantage est que le plein se fait à la maison, en 10 secondes de travail: brancher la prise et partir dormir.

Vélo et anthropomorphisme

De retour de la Spezi 2018, la grande foire des vélos spéciaux, un point particulier saute aux yeux: les vélos grossissent.

Les gens grossissent depuis quelques décennies, un peu partout dans le monde. Les voitures également, avec une accélération depuis le début de la mode des SUV aussi appelés tanks urbains puisque la majorité ne verra jamais de boue.

Il était logique que cela arrive aussi à ce fidèle compagnon de l’Homme qu’est le vélo.

Des pneus énormes, des cadres surdimensionnés, des assistances au couple de camion pour impressionner et forcer la décision d’achat, des décorations de carnaval et toutes les ficelles du marketing pour que la grenouille se fasse plus grosse que le boeuf.

Les vélos légers et fins étaient soit absents des stands soit un peu mis à l’écart.

Pourtant, ceux qui ont eu l’idée de venir essayer les trikes sur le stand Catrike sont repartis enchantés. « Comme c’est léger » « incroyable la vivacité de ce vélo » et « c’est sacrément plus agréable qu’avec des gros pneus » sont des commentaires entendus durant ces deux jours.

Comme quoi, entre la mode et ce qui est vraiement adapté aux besoins, il y a encore une fois un gouffre.